dimanche 18 novembre 2018

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Le préfet de l’Hérault lance l’opération « Parrainage pour l’emploi par des Hauts-fonctionnaires

Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, officiellement nommé parrain d’un(e) jeune ce lundi 3 juillet à l’instar d’une vingtaine de parrains/marraines Hauts-fonctionnaires qui ont en effet répondu à l’appel du Préfet et de la Mission locale de Montpellier Métropole pour parrainer chacun un(e) jeune.

Ces binômes ainsi constitués seront accompagnés par le référent parrainage des quatre missions locales engagées dans cette action : ML Montpellier Métropole, ML du Biterrois, ML du Cœur d’Hérault et ML du Bassin de Thau.

Ils s’appellent Alexis, Raima, Médérick, Sarah, Nesrine, Anahit… ils ont entre 20 et 25 ans et affichent parfois un beau parcours scolaire. Mais, faute de réseau professionnel ou victimes de discriminations, ces jeunes héraultais issus des quartiers populaires n’arrivent pas à accéder à un emploi durable.

Ils sont hauts-fonctionnaires : Sous-Préfet, directeur de services de l’Etat ou de collectivités territoriales et s’engagent à accompagner individuellement pendant plusieurs mois une vingtaine de jeunes des missions locales de Montpellier, Béziers, Sète et Lodève.

Le parrainage est un dispositif efficace des politiques de l’emploi pour lutter contre toutes les formes de discriminations sur le marché du travail. Il vise à faciliter l’accès ou le maintien dans l’emploi de personnes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle. Cet outil met en relation un bénévole actif ou retraité appelé parrain/marraine avec un jeune de moins de 30 ans appelé filleul(le). Le parrain partage son expérience, conseille son filleul(le) sur sa méthode de recherche d’emploi, le prépare aux entretiens de recrutement et lui ouvre son réseau professionnel. La relation, qui repose sur la confiance, est formalisée par la signature d’une charte d’engagement.

En 2016, dans l’Hérault, 14 structures de parrainage ont mobilisé près de 400 parrains de tous secteurs d’activité pour accompagner 503 jeunes ou bénéficiaires de minimas sociaux, dont un tiers résidaient en quartiers populaires.
Le bilan de l’année fait apparaître de bons résultats de sortie : 44% en emploi, 13,5% en formation et 2,7% en création d’activité. L’objectif 2017 est de parrainer 569 jeunes dont 46% résidant en quartier prioritaire.

Le parrain s’engage à :
- partager sa connaissance du monde du travail et de ses réalités.
- Mobiliser son réseau professionnel.
- Faire le point sur le projet du filleul et l’accompagner dans sa réalisation.
Le filleul s'engage à :
-Être dynamique et impliqué dans ses démarches.
-Tenir compte des conseils.
-Informer son parrain (marraine) et la structure conventionnée de ses démarches et résultats.
Les publics ciblés sont majoritairement des jeunes de moins de 26 ans ayant des difficultés à s’insérer professionnellement, (faible niveau de qualification ou de formation, milieu social défavorisé, risque de discrimination). Le public adulte est aussi éligible selon les mêmes critères.

La dernière séance du conseil communautaire de l’agglomération Hérault Méditerranée avant la pause estivale s’est tenue dans la salle des fêtes de Bessan.

En préambule à la séance, Gilles D’Ettore, président de la communauté d’agglomération, et André Deljarry, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Hérault, ont signé une convention de partenariat renforçant la collaboration des deux structures en faveur du développement économique sur l’ensemble du territoire. Cette convention a pour objectif de formaliser la collaboration des partenaires en ce qui concerne l’implantation des entreprises et la promotion du territoire, l’accompagnement et l’animation des porteurs de projets, ainsi que la mutualisation des outils d’analyse et de connaissance du territoire qui représente plus de 61.000 entreprises et bénéficie de l’expertise de 80 chefs d’entreprise élus pour dynamiser et soutenir l’économie du territoire et notamment celle de l’ouest Hérault.

Puis les soixante-cinq points mis à l’ordre du jour ont été traités, dont le lancement de la démarche d’élaboration du plan « climat-air-énergie » territorial de l’agglomération, de nombreuses questions relatives aux finances et au développement économique, le renouvellement du transport des scolaires à destination des piscines communautaires, l’élaboration des schémas directeurs d’eau potable, d’assainissement et des eaux pluviales pour l’ensemble des 20 communes…


Le lundi 12 Juin, à 10 heures, Jean-Luc et Béatrice MAZAS, propriétaires du domaine de « Belle Dame » à Mireval, recevaient le label « Tourisme et Handicap ».

C'est dans le cadre des journées « Innov'Action » conduites par les Chambres d'Agriculture d'Occitanie, en présence de J. DESPÉ, Président de la Chambre d'Agriculture de l'Hérault, de M. FERRIER, Maire de Vic-la-Gardiole, et de nombeux invités que les époux MAZAS ont expliqué à l'assistance comment, avec des moyens financiers réduits, ils ont mis leur caveau de vente aux normes d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

Jean-Luc MAZAS, producteur vigneron, exploite un domaine d'une vingtaine d'hectares en muscat petits grains à Mireval. Il cultive, récolte, vinifie et commercialise avec son épouse, Béatrice, la totalité de sa production.
En 1996, Ambulancier, il décide de se reconvertir et de reprendre l'activité de son père et de ses grand-parents. Fort de l'expérience qu'il a acquise à leurs côtés, il remet en état les terres familiales et achète les quelques hectares supplémentaires qu'il lui faut pour rendre son exploitation viable. Quelques dix années plus tard, il décide d'acquérir un point de vente de raisins et de muscat appartenant à la famille AYMES dont l'activité vient de s'arrêter.

C'est dans ce point de vente, totalement rénové et désormais mis aux normes « Tourisme et Handicap », installé en bordure de la route départementale n°116, reliant Vic-la-Gardiole à Villeneuve-les-Maguelone, qu'il va créer le caveau de vente du « Domaine de Belle Dame » que l'on connaît aujourd'hui, où il commercialise sa production et celles d'autres agriculteurs bios.

C'est en prenant conscience que les personnes à mobilité réduite sont souvent confrontées à de nombreuses difficultés pour accéder aux commerces de proximité, que va germer l'idée de rendre accessible son Domaine. Le caveau est donc maintenant équipé d'un plan incliné, de portes élargies, de rampes d'accès, de bandes d'éveil de vigilance, de bandes signalitiques sur les baies vitrées, de nez de marche de couleur contrastée aux couleurs adaptées aux malvoyants, d'une banque surbaissée et de sanitaires aménagés pour accueillir les personnes en fauteuil roulant.

Le Domaine de Belle Dame est également labellisé « Vendanges manuelles », « Bienvenue à la Ferme » « Sud de France », « Vignoble et découvertes », et maintenant « Tourisme et handicap » pour les quatre déficiences (moteur, mental, auditif et visuel).

Robert ANDRÉ

JeanLuc Mazas et son épouse Béatrice

Les fouilles archéologiques préventives occasionnées par les grands chantiers de travaux entre Nîmes et Montpellier (dédoublement de l’autoroute A9 et contournement ferroviaire des deux villes) ont une fois de plus mis à jour des vestiges viticoles, parfois sur de longues durées . Vignobles, établissements ruraux, et leurs chais, terroirs surgissent de terre à Lattes, Mudaison ou Aimargues, dans cette province Narbonnaise berceau de la viticulture française.

Des parcelles du Haut-Empire (Ier et IIe siècles de notre ère) sont repérées sur cinq sites différents à Lattes, près d’axes routiers secondaires. Elle se signalent par une série de fosses organisées en rangées, qui accueillent un cep de vigne à chaque extrémité du creusement. Le provignage (marcottage)[1] destiné au renouvellement des plants est attesté par des creusements perpendiculaires. Les seules traces livrées par le petit établissement rural de Fromigue, sur près de 600 m2, ont trait à une activité viticole entre le Ier s. et le IIIe s. de notre ère. Elles reconstituent sous nos yeux un chai (présence de 10 fosses à dolia), un bassin de réception du jus de presse, un pressoir, matérialisé par deux fosses. Quelques amphores contiennent encore de l’enduit de poix, utilisé pour conserver le vin. Une tête de Silène en bronze, sur l’extrémité d’un manche de patère, objet rare et remarquable, démontre un « commerce d’objets luxueux entre la province de Narbonnaise et la Campanie » et l’adoption de modes de vin romains en lien avec une culture du vin : Silène était le père adoptif de Dionysos, dieu grec du vin, devenu Bacchus à Rome.

Plus étrange, et plus ancien, le site de Saint-Pierre, daté des Ve et IV s. avant notre ère dévoile une vigne associée à un « jardin funéraire », sans doute de personnes d’un statut social élevé. Le site viticole perdure jusqu’au IIIe s. de notre ère.


Aux Aubettes, à Mudaison, une exploitation viticole gallo-romaine entourée de ses vignes nous raconte son histoire depuis le tout début de notre ère jusqu’au Ve siècle. Les archéologues décrivent deux chais, construits l’un près de l’autre, dans un remarquable état de conservation. « Chacun contenait une batterie de dolia (matérialisées par des fosses d’installation au sol). De puissants massifs de mécanique de pressoirs sont implantés à proximité, ainsi que des cuves qui servaient à recueillir les jus pressés. » On imagine une cour autour de laquelle prenaient place les chais et les pressoirs, l’ensemble devant couvrir une superficie d’environ 3 500 m². La proximité d’un habitat des vignerons, peut-être à l’étage au-dessus des chais, est  envisagée.

L’archéologie s’intéresse, à l’occasion de ces vastes chantiers, à la notion de terroir et à sa valorisation à différentes époques. Le site de Missignac, près d’Aimargues, connu depuis 1995, nourrit ces recherches. Le terroir est occupé dès l’Age de fer. Puis une villa, hors du cadre des fouilles présentes, s’installe au Ier s. de notre ère. Vignes, enclos pour le bétail et champs cultivés bordent le domaine. Son maintien, entre le Ve et le XIIIe siècle, témoigne de la transformation de la villa en village, renouvelant les connaissances sur l’habitat rural dans le Languedoc oriental.
Les vestiges recomposent le puzzle de ce vignoble, le plus grand d’un seul tenant au monde créé par les Romains. Trois lieux, trois illustrations de la richesse des sites fouillés pour l’avancée de nos connaissances sur la vigne et le vin, contemplent désormais notre vie moderne et ses ouvrages.

Voir également l'article général "Quand grands travaux riment avec archéologie" en rubrique patrimoine
Photos: INRAP


[1] Marcottage : Technique de reproduction de la vigne consistant à enterrer un sarment qui prend racine et reproduit un plant ayant les mêmes caractéristiques que le pied de vigne auquel il est rattaché (dictionnaire du vin)

Florence Monferran