dimanche 18 novembre 2018

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Les trois toreros présents au cartel de cette deuxième corrida de la feria savent susciter l’enthousiasme du public.

C’est un moment d’émotion que le public biterrois pourra vivre ce 12 août, avec les adieux du torero lui, Juan José Padilla a tout donné pour sa passion. Il a subi de terribles blessures, et encore une récemment, le 7 juillet dernier. Ses cicatrices, le bandeau noir qu’il porte à son œil, séquelle d’une cornada du 7 octobre 2011, racontent une histoire, celle d’un homme à l’immense courage. On connaît moins, parce que l’on a souvent tendance à se fier aux apparences, sa science du taureau de combat. Il peut se révéler comme un très fin torero, capable de faire ressentir au public des moments de grâce, à nuls autres pareils.

Le public biterrois l’ovationnera certainement car ce maestro toujours chaleureux, communiquant en permanence avec son public, ne pourrait laisser personne indifférent.

À ses côtés il rencontrera un autre torero, lui aussi banderillero, qui revient à Béziers, après plusieurs années d’absence. Antonio Ferrera est aussi un guerrier, tout comme son compère de Jerez. Lui aussi a fait le choix de susciter l’émotion du public, avec cet instinct du combat qui rappelle que la tauromachie qui relève bien de l’art de l’éphémère est aussi un moment où l’on expose son corps à des coups meurtriers.

Il y a les toreros artistes, il y a aussi les guerriers, mais tous sont prêts à s’exposer pour aller au bout de cette passion à nulle autre pareille. Comment imaginer autrement qu’avec une étoffe et avec comme seule armure un habit de lumière, on aille affronter des fauves de plus de 500 kg ?

Le cartel est complété par Juan Bautista, le torero arlésien, celui pour qui l’engagement n’est pas non plus un vain mot. Il affronte tous les taureaux, et il était présent l’an passé devant les Miura. Il ne triche jamais, et cherche toujours à tirer le meilleur de ses adversaires. Cet immense respect pour le public, les biterrois l’apprécient. Parfois plus que les arlésiens eux-mêmes.

Cette danse avec la mort qui rôde parfois est sans doute ce qui nous rappelle le plus à notre condition d’humains, de prédateurs aussi. Ces hommes, ces toreros qui ont fait de cette familiarité avec le danger leur métier, ne sont pas seulement des artistes. Dans un monde aseptisé, où l’on cherche le risque zéro, il nous donnent aussi une leçon de vie.

Face à ces trois combattants les adversaires issus de l’élevage de Nunez del Cuvillo peuvent se révéler d’excellents partenaires.  Présent dans toutes les arènes ces taureaux qui sont souvent celles salpicados, (noir ou gris tachetés de blanc) permettent à la plupart des toreros de s’exprimer. Mais encore une fois, on ne le dira jamais assez, la corrida comme un art de l’éphémère n’est jamais écrite à l’avance. Et c’est ce qui en fait un spectacle qui n’a pas d’équivalent, et qui en tout cas ne laisse personne indifférent.

Bruno Modica